Personne ne veut lire ton maudit ebook (4/5)

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Partie 4 : L’ascension silencieuse de l’exopreneur

ATTENTION

Si tu n’as pas lu les 3 premières parties de cet article, je t’invite à le faire. Pour comprendre qui sont les exopreneurs, tu dois d’abord connaître les egopreneurs et ce qui les attend.

Partie 1 : Le marketing egocentrique

Partie 2 : Le détecteur de bullshit

Partie 3 : La chute de l’egopreneur

Je peux t’avouer quelque chose?

Depuis le début, c’est cette partie de mon texte qui me fait le plus peur.

Se plaindre, critiquer, nommer ce qui ne fonctionne pas, c’est facile. Proposer des solutions, c’est une toute autre game.

Je m’apprête donc à te présenter l’opposé de l’egopreneur : l’exopreneur.

Mais avant, il faut que je te parle un peu de la persuasion. Après tout, c’est mon domaine.

La persuasion a mauvaise réputation, et je comprends pourquoi.

On associe la persuasion à tout ce qui active le détecteur de bullshit. C’est une discipline que plusieurs perçoivent comme « sale » ou manipulatrice. Dangereuse même.

La faute à qui?

C’est la faute des copywriters.

Je le dis en toute transparence, parce que j’y ai participé par le passé.

Beaucoup de copywriters font de l’argent sur le dos des egopreneurs. C’est payant, pour eux, pour nous, de laisser croire que la persuasion fonctionne d’une certaine manière.

Ces copywriters — dont j’ai fait partie trop longtemps — entretiennent un mythe omniprésent dans l’univers de la rédaction persuasive. 

Ce mythe, c’est que le copywriting, c’est de la magie. Plusieurs experts prétendent qu’avec les bons mots, on peut faire dire, faire ou acheter n’importe quoi à n’importe qui. 

Le copywriting « hypnotique », l’idée de « vendre un frigidaire à un esquimau », les trucs infaillibles pour « renverser les objections », tout ça…

C’est. De. La. Bullshit. Totale.

Mais les egopreneurs veulent y croire, alors ça vend bien.

La vérité, est plus difficile à avaler.

La vérité, c’est que tu ne peux persuader personne.

Tu as le droit d’être perplexe!

Tout le monde fait comme si on pouvait persuader les gens. Même moi, je donne des conférences sur le sujet, et je vends une formation en ligne sur la rédaction persuasive.

Mais imagine que tu veux coudre quelque chose. D’après toi, qu’est-ce qui sera le plus efficace : 

  1. Pousser le fil dans les minuscules trous avec tes gros doigts ; ou
  2. Tirer sur le fil à l’aide d’une aiguille? 

C’est pareil avec la persuasion. 

Tu ne peux pas « pousser » quelqu’un à avoir la même opinion que toi ou à acheter ton produit.  Par contre, si une personne accepte de s’accrocher à toi et à ce que tu dis, tu peux la tirer dans la bonne direction. 

Les exopreneurs ont compris quelque chose d’important. Contrairement aux egopreneurs, ils savent que…

Les gens se persuadent eux-mêmes. 

On ne peut pas « hypnotiser » quelqu’un avec un courriel ou une page de vente. Nos clients ne vont pas flancher sous le poids de nos arguments bétons. 

Et heureusement ! 

Imagine ta vie si tu étais aussi facile à manipuler. Si n’importe qui, avec un minimum de connaissances, avait le pouvoir de te faire acheter n’importe quoi? 

Tu te persuades toi-même. Tu choisis d’acheter ou de garder ton argent. Tu changes d’avis ou tu restes sur ta position. 

Tout ce que je peux faire, c’est t’amener dans la bonne direction. 

Activer tes désirs…

Connecter avec toi…

Te montrer les bénéfices qui t’attendent…

… et te laisser prendre la décision finale.

Les egopreneurs ne sont pas persuasifs, ils sont manipulateurs.

Quand on essaie de persuader quelqu’un, on l’aide à se persuader lui-même. 

On lui donne des outils pour l’aider à prendre sa décision. On active ses désirs et lui rappelle ses peurs en lien avec notre produit. Surtout, on connecte avec lui. 

Mais on ne ment jamais. 

Lorsqu’on se met à mentir pour convaincre quelqu’un d’acheter, on n’est plus dans la persuasion, mais dans la manipulation. 

Attention, les egopreneurs ne sont pas des manipulateurs malveillants. 

Ils ne mentent pas par méchanceté ou parce qu’ils sont sournois ; ils mentent parce qu’ils croient qu’ils sont obligés de le faire. 

C’est triste, mais les egopreneurs sont persuadés que s’ils ne mentent pas, ils vont échouer.

Alors ils se trouvent des excuses comme : 

  • Je ne mens pas, je n’ai jamais dit que le webinaire était en direct. (Les mensonges par omission sont aussi des mensonges, tsé.) 
  • Je ne mens pas, je ne fais qu’embellir un peu la réalité. (Exagérer une promesse ou un bénéfice pour convaincre, c’est mentir.) 
  • Je ne mens pas, c’est un vrai témoignage, c’était juste pour un autre service. (Tricher pour induire tes clients potentiels en erreur, c’est mentir.)

Certains egopreneurs vont encore plus loin. 

Ils mettent la pression à leurs clients potentiels, font tout pour « renverser » leurs objections et poussent aussi fort que nécessaire pour les faire flancher. On les reconnaît à leur insistance et à leur discours culpabilisant. 

Ce qu’ils font, c’est pire que de la manipulation, c’est de la coercition

Manipuler, forcer, mettre la pression, culpabiliser… 

C’est pas éthique et en plus, c’est zéro payant à long terme. 

Comment tu t’es senti, après avoir acheté sous pression? Ou sous un faux prétexte parce qu’on t’a menti?

Avais-tu envie de continuer de faire affaire avec l’entreprise? De lui laisser un bon témoignage? De la référer à tes amis ou à tes collègues?

Poser la question, c’est y répondre.

Tu te souviens de la définition de l’egopreneur?

e·go·pre·neur [égoprenër]

Du latin ego, « moi ». Entrepreneur tellement déterminé à réussir qu’il étouffe ses valeurs profondes pour appliquer des stratégies marketing censées garantir le succès.

L’egopreneur est : 

  • Déterminé à réussir. 
  • Fier de sa business et de son offre.
  • Convaincu que la solution réside dans les outils et les tactiques marketing. 
  • Perpétuellement à la recherche de la recette, de la méthode ou du système qui va lui permettre de gagner sa vie tout en offrant une solution à ses clients.

L’exopreneur cherche le succès autrement.

Son champ lexical est complètement différent de celui de l’egopreneur.

L’exopreneur ne pense pas en termes de leads, d’aimants à clients, de tunnels de vente ou de séduction. Il n’est pas tourné vers lui-même, ses objectifs et ses stratégies.

Il s’ouvre sur l’extérieur.

e·xo·pre·neur [ègzoprenër]

Du latin exo, « extérieur, sortir de ». Entrepreneur qui incarne ses valeurs profondes, résonne avec son client idéal et récolte le succès.

Savais-tu que le mot « exister » vient du latin existere qui signifie « sortir » ?

Il y a quelque chose de poétique et de profondément humain là-dedans. Si on ne pense qu’à soit, si on ne sort pas de soi-même, on n’existe pas.

Parce qu’exister, c’est sortir. C’est connecter avec les autres. C’est partager, c’est échanger, c’est résonner.

Et c’est cette résonance qui est au coeur de la démarche de l’exopreneur.

Le plus beau, avec la résonance, c’est que ça ne se démode pas.

Ça va fonctionner pour toujours.

Dans la dernière partie du texte, je t’invite à explorer ensemble l’arme secrète des exopreneurs : la résonance.

Partie 5 : La puissance de la résonance

1 commentaires

  • Juste te dire merci 🙏 tes mots résonnent tellement en moi, je pensais être à côté de la plaque en tant que commerciale.
    Pour moi, l interet du client passe en premier, le forcing n a jamais été pour moi et ton texte m a permis de trouver ma place